Art de vivre

La Roseraie du Val de Marne – Escapade en banlieue parisienne

Roseraie du Val de Marne visite

Chaque premier week-end de juin a lieu l’événement   »Rendez-vous aux jardins », initiée par le ministère de la Culture et de la Communication. Les parcs et les jardins publics ou privés participant à l’opération sont pour l’occasion gratuits et organisent des portes ouvertes. J’ai donc réussi à trainer convaincre mon copain d’aller visiter la Roseraie du Val de Marne, située à l’Haÿ-les-Roses… qui porte décidément bien son nom.Roseraie du Val de Marne visite

Comme à mon habitude, je vous propose un petit récap historique pour contextualiser tout ça.

Après avoir fait fortune aux côtés de la famille Boucicaut lors de la création du Bon Marché, Jules Gravereaux (1844-1916) se rend acquéreur en 1892 du château de L’Haÿ, ville qui porte le nom de L’Haÿ-les-Roses depuis 1910. Tout juste retraité, il passe son temps dans sa chambre noire, absorbé par la photographie et les tirages. A priori gonflée de ne jamais apercevoir le visage de son mari, Mme Gravereaux lui suggère très vivement d’aller passer du temps dehors.

Ledit mari commence donc pour s’aérer le corps et l’esprit à collectionner les roses, et étudie avec passion ses hybridations. Il demande au paysagiste Édouard André de lui dessiner LA roseraie idéale. Pas grand chose, juste de quoi rassembler à peine 1 600 variétés et espèces, afin d’y consacrer pleinement son temps et sa fortune. Zinzin de roses, l’amateur aguerri devient rapidement un scientifique reconnu en la matière. Forcément, dès 1910, il réussit la prouesse de réunir les 8000 types de roses connues à l’époque. Dream big, live bigger !Roseraie du Val de Marne visiteRoseraie du Val de Marne visiteRoseraie du Val de Marne visite

Plus rien ne semble l’arrêter : après avoir créé un théâtre dans son jardin mondain, le rhodologue autodidacte développe une vingtaine de roses par hybridation, telles que ‘Mme Ancelot’ ou… ‘Mme Jules Gravereaux’ (un vrai gentleman).

A sa mort en 1916, le botaniste lègue non seulement une collection de dingue, mais aussi de multiples et recherches qui ont permis la progression des méthodes de culture. En 1968, le Département du Val-de-Marne reprend la gestion du domaine, qui comprend 50 % de variétés créées avant 1916 et 85 % de variétés créées avant 1940.Roseraie du Val de Marne visiteRoseraie du Val de Marne visiteRoseraie du Val de Marne visite

Et en 2017, je suis ravie de vous dire que l’endroit est tout simplement époustouflant. La Roseraie du Val de Marne s’étend sur 1,5 hectares, dans laquelle vous pouvez admirez des roses à vous en donner le tournis. Proprement étiquetées et référencées, les fleurs sont réparties en 13 collections, parmi lesquelles l’on divague depuis les variétés les plus anciennes jusqu’aux plus récentes, ainsi que Jules l’avait lui-même conçu. Roses galliques, rosiers primprenelle, roses françaises modernes, roses thé, roses d’Extrême-Orient ou encore rosiers rugueux…

Roseraie du Val de Marne visite Roseraie du Val de Marne visite Roseraie du Val de Marne visite Roseraie du Val de Marne visite Roseraie du Val de Marne visite Roseraie du Val de Marne visite

Pour vous y retrouver, n’hésitez pas à vous aider du module de recherche créé par la Roseraie du Val de Marne, avec lequel vous pouvez rechercher une variété, la localiser et consulter sa petite fiche d’identité. Le jour de la visite, l’entrée était donc gratuite mais le reste du temps le plein tarif est à 3,10€, autant dire une paille. En plus, le domaine abrite un charmant salon de thé dans lequel vous pouvez vous restaurer en admirant les massifs : la vie en banlieue a décidément bien des charmes !Roseraie du Val de Marne visiteRoseraie du Val de Marne visite Roseraie du Val de Marne visite

Roseraie du Val de Marne
Rue Albert Watel, 94240 L’Haÿ-les-Roses

Previous Post Next Post

Dans le même genre :

No Comments

Laisser un commentaire