Art de vivre Pêle-mêles

Pêle-Mêle n°30

Angelina Paris Journée du Mont Blanc

Depuis les premiers instants de ce blog, le pêle-mêle est un billet auquel je tiens beaucoup : en prônant la gourmandise de la chère comme de la vie, je prends plaisir à partager avec vous ces instants de rien égrenés au fil des saisons et de mes découvertes. Si je leur reconnais une évidente simplicité, ces bonheurs éphémères calment néanmoins ma peine de connaître à ce monde une facette moins heureuse, et j’espère qu’il en est de même pour vous.

☞ Le 09 novembre dernier, je fêtais mes 25 ans. Ce qui a toujours été pour moi une perspective terrifiante mâtinée d’angoisse s’annonce aujourd’hui sous les meilleurs auspices : je vieillis et je le vis bien. Eh, oui, alors que j’ai regretté mes 18 ans, palpité à l’idée de la vingtaine et développé un ulcère en pensant aux 30, me voici à présent bien plus sereine et épanouie que je ne le fus, et que je pensais l’être un jour.

Fauchon Paris patisseries

☞ Après quelques douceurs ramenées par mon amoureux pour célébrer le moment, je suis allée déjeuner au Restaurant La Coupole, à Montparnasse. Vous avez déjà du en entendre parler : haut lieu du tout Paris artistique durant les années folles, cette brasserie demeure l’une des plus connues au monde. Joyaux de l’Art Déco, c’est un symbole incontournable de l’art de vivre à la française et cela valait bien la peine d’y faire un tour. Le service est vraiment, vraiment charmant, le décor magique et la carte digne d’une brasserie traditionnelle. Si j’ai été un peu déçue par mon poulet façon pot au feu, dont la présentation ne faisait pas rêver, je reconnais au lieu un charme indescriptible. En plus, devinez quoi : le dancing réouvre ! L’occasion parfaite pour aller swinguer en se prenant pour Joséphine Baker… Pour les plus sages d’entre vous, sachez qu’un salon de thé va également ouvrir. Au menu, pâtisseries maison, Ispahan de chez Pierre Hermé Paris et les thés et infusions de Mariage Frères. Comptez sur moi pour aller tester tout cela !

La Coupole
102 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris
01 43 20 14 20

☞ Le 4 novembre dernier, la Maison Angelina organisait la deuxième Journée du Mont-Blanc. À cette occasion, les pâtissiers Angelina ont créé le Mont-Blanc Inversé : alors, ce sont les mêmes ingrédients que le Mont-Blanc classique sauf qu’il est déstructuré. Monté à l’envers, c’est un gateau tout rond et doux sur une base de vermicelles de crème de marrons, qui renferme une chantilly légère et un crémeux au marron. Le tout est enrobé d’une coque croquante en meringue : un pur délice. J’ai également pu tester le Mont-Blanc Passion-Coco, qui me réconcilie avec le mélange sucré/acide dont je ne raffole pourtant pas. Pour accompagner le tout, j’ai pris un thé aromatisé Mont-Blanc, que j’avais découvert lors de notre gouter au salon de Rivoli. Réconfortant et rond en bouche, il est idéal pour les jours froids à venir. Ce que je vise maintenant, c’est la gamme « Noël en Blanc« …

Angelina Paris Journée du Mont Blanc

☞ J’ai découvert les champagnes Pierre Launay à l’occasion d’une dégustation à l’Ancienne Maison Gradelle (que je vous recommande très très chaudement par ailleurs, leur viande est formidable et le cadre vraiment chouette). Au programme, les cuvées Blanc de blancs 100% Chardonnay Millésime 2008 et Blanc de noirs 100 % Meunier. La particularité de la maison, c’est leur terroir de chardonnay : en millésime, c’est très rare ! La dégustation était surprenante : aérées au minimum, les levures ne respirent pas trop et les bulles sont très fines. Léger et agréable, on est sur quelque chose de très minéral, qui fait penser à de la craie. Si j’ai préféré le blanc de noirs – plus long en bouche – j’ai par contre adoré la bouteille du blanc de blanc : elle est transparente ! Eh oui, c’est très peu commun, car comme le champagne craint la lumière, le verre est généralement opaque. Lionel Launay, que j’ai eu la chance de rencontrer, m’expliquait que finalement, les bouteilles n’étaient sorties à la lumière que quelques heures avant la dégustation : le reste du temps, elles sont à la cave ou dans des caisses . Aucune crainte à avoir ! Cerise sur le gateau, l’ensemble est vraiment à portée de bourse : comptez 31,50€ de Blanc de Blancs Millésime 2008 Extra-Brut et 27€ pour un Blanc de Meunier. Chouette, non ?

☞ Restons dans les bulles, et pas des moindres : connaissez-vous le Champagne Jean-Noël Haton ? Maison indépendante possédant son propre vignoble dans les meilleurs crus de la Champagne, c’est une entreprise familiale située à Damery, près d’Epernay.

Depuis 2014, la maison est mécène de la Fondation « Ateliers d’Art de France». Alors que j’étais un peu perplexe face à cette association, Claude Cardot m’en a expliqué les raisons, finalement légitimes : au même titre qu’un artisan réalise une oeuvre avec son savoir-faire, son talent et sa passion, les vignerons façonnent leurs vignes, leurs raisins et leurs vins avec cette même quête de l’excellence. C’est en 1493 qu’est apparu le terme de « vin de Champagne » en France : ce dernier fait donc partie intégrante des traditions culturelles et sociales de notre pays. Un vigneron et un artisan partagent les mêmes valeurs : l’humain et la technique, la maîtrise de l’outil, les gestes et la création. Quand on y pense, c’est logique, non ? Invitée à la 21ème édition du Salon International du Patrimoine Culturel qui se déroulait du 5 au 8 novembre 2015 à Paris au Carrousel du Louvre, j’ai pu découvrir la Cuvée Brut Extra Jean-Noël Haton et le gagnant du concours organisé par la maison auprès des membres de la Fondation  sur la thématique de la vasque à champagne. C’est la céramiste Caroline Worner qui a gagné, et sa vasque à champagne sera donc éditée en 10 exemplaires pour habiller les vitrines du caviste « Repère de Bacchus » puis vendue aux enchères au profit d’une association.

 

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2 Comments

  • Reply Madeleine à bicyclette

    Je te souhaite une belle vingt-cinquième année avec beaucoup de bonheur et d’amour! Je me reconnais un peu dans ce que tu dis, en juin dernier pour mes 23 ans, j’ai « ressenti » réellement mon âge (avant je me prenais encore pour un bébé) je me connais mieux (même si je suis pleine de doutes!) et grandit avec plus de plaisir er d’épanouissement… Et il parait que la trentaine c’est le meilleur âge 😉 en attendant je croquerai bien dans le Mont Blanc qui a l’air délicieux.

    25 novembre 2015 at 14 h 52 min
    • Reply Anaïs

      Merci tout plein (avec tant de mois de retard… my bad). La trentaine ? Ouh la oui peut-être mais je ne suis pas si pressée 🙂 Je me connais mieux aussi… c’est c’est plaisant !

      24 mars 2016 at 9 h 27 min

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